Écoutez votre instinct

Bonjour à tous – et bienvenue (ou presque) au printemps !

Nous avons réussi. La neige fond lentement, les jours s’allongent un peu et il y a un sentiment de renouveau dans l’air. Le printemps est souvent perçu comme un nouveau départ, une occasion de sortir, de bouger son corps et de se recentrer sur sa santé.

Au cours de la dernière année, le cancer colorectal m’a semblé particulièrement proche, après avoir perdu un être cher à cause de cette maladie. J’ai également été bouleversée d’apprendre que des personnalités telles que Catherine O’Hara et James Van Der Beek ont été confrontées au cancer colorectal. Mars est à la fois le mois de la nutrition et le mois de la sensibilisation au cancer colorectal, ce qui en fait le moment idéal pour parler ouvertement de la prévention, de la détection précoce et du rôle important que le mode de vie joue dans notre santé.

Petites habitudes, grands effets

La bonne nouvelle ? Il existe des gestes quotidiens qui peuvent contribuer à réduire le risque de cancer colorectal et à favoriser la santé en général.

  • Restez moins assis, bougez plus. Vous n’avez pas besoin d’un programme d’entraînement intensif. Une simple marche quotidienne, un peu de jardinage ou même le fait de se tenir debout plus souvent dans la journée peuvent faire une réelle différence.
  • Maintenez un poids sain. L’excès de poids est associé à un risque accru – des habitudes progressives et durables sont plus importantes que des changements radicaux.
  • Limitez votre consommation d’alcool, évitez de fumer et réduisez votre consommation de viande transformée. Ces facteurs sont tous liés à un risque plus élevé de cancer colorectal.
  • Choisissez des aliments riches en fibres et incluez des produits laitiers. Les grains entiers, les fruits, les légumes, les légumineuses et un apport suffisant en calcium jouent tous un rôle protecteur dans la santé digestive.

Si vous souhaitez découvrir ce qu’est une alimentation équilibrée en termes pratiques, rejoignez-nous le 24 mars pour « Nourrir vos os« . C’est une excellente occasion d’apprendre d’une nutritionniste, de poser vos questions et d’acquérir des outils que vous pouvez utiliser immédiatement. N’hésitez pas à vous renseigner sur les facteurs de risques du cancer colorectal.

Symptômes à ne pas ignorer

Le cancer colorectal ne provoque souvent aucun symptôme dans ses premiers stades, d’où l’importance du dépistage. Les symptômes n’apparaissent généralement qu’une fois que la tumeur s’étend aux tissus environnants. N’oubliez pas que de nombreux autres problèmes de santé peuvent provoquer des symptômes similaires, mais qu’il ne faut jamais ignorer les changements.

Vos habitudes intestinales sont des indicateurs étonnamment révélateurs de votre état de santé général.

Surveillez-les :

  • Changements persistants des habitudes intestinales (diarrhée ou constipation fréquentes)
  • Tabourets étroits
  • Sang rouge vif ou rouge très foncé dans les selles
  • Selles noires
  • Douleur ou gêne au niveau du rectum
  • Saignements après les selles

Si vous constatez un changement récent et persistant, consultez rapidement un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée pour une évaluation et un traitement. Si vous n’avez pas de médecin de famille, vous pouvez utiliser le service GAP du Québec (option 3) ou consulter le site : https://gap.soinsvirtuels.gouv.qc.ca/en

Une consultation précoce peut réellement sauver des vies.

Connaissez vos options

Le dépistage permet de détecter le cancer colorectal à un stade précoce – souvent avant l’apparition de symptômes – et, dans de nombreux cas, avant même que le cancer ne se développe.

Il existe deux principaux tests de dépistage:

  1. Test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles (test RSOSi)

Le test RSOSi détecte de minuscules quantités de sang dans les selles, invisibles à l’œil nu. Si le résultat est anormal, vous serez orienté vers une coloscopie.

Pour les personnes présentant un risque moyen, un test RSOSi est recommandé tous les deux ans :

  • Vous avez entre 50 et 74 ans
  • Ne présentez aucun symptôme
  • N’avez pas d’antécédents personnels de cancer colorectal, de polypes ou de maladies inflammatoires de l’intestin.
  • N’avez pas d’antécédents familiaux de cancer colorectal, de polypes ou de syndromes génétiques.
  • Sont assurés par le régime public d’assurance maladie du Québec
  1. Coloscopie

La coloscopie permet de visualiser directement l’intérieur du gros intestin. Elle permet de détecter les polypes (qui peuvent être enlevés avant qu’ils ne deviennent cancéreux) et le cancer à un stade précoce.

Lorsqu’un test RSOSi détecte du sang, une coloscopie est recommandée pour confirmer le diagnostic.

Les personnes présentant un risque accru peuvent avoir besoin d’un dépistage plus précoce ou différent. Les personnes qui :

  • Vous avez entre 40 et 74 ans
  • Vous avez des antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes (sans syndrome génétique connu).
  • Ne présentez aucun symptôme
  • N’avez pas d’antécédents personnels de cancer colorectal, de polypes, de maladies inflammatoires de l’intestin ou de syndromes génétiques.
  • Êtes assurés par le régime public d’assurance maladie du Québec

Dans ces cas, un professionnel de la santé déterminera si un test RSOSi ou une coloscopie est le plus approprié en fonction des antécédents personnels et familiaux.

Un rappel de printemps

Le printemps nous invite à faire le point – à remarquer ce qui est différent, ce qui a besoin d’attention et les petits changements que nous pouvons apporter pour les mois à venir.

Alimentation équilibrée. Des mouvements doux. Être à l’écoute de son corps. Participer au dépistage lorsqu’il est possible de le faire.

Faisons de cette saison une saison de sensibilisation, de prévention et de soins – pour nous-mêmes et pour les personnes que nous aimons.

Retour en haut